90 jours de prison pour avoir agressé la cliente de son taxi

Un chauffeur de taxi qui a agressé sexuellement une jeune cliente lors d’une course s’en est sorti avec de la prison les fins de semaine et des travaux communautaires.

À la suggestion des parties, Figaro a été condamné à 90 jours de prison discontinus et à 120 heures de travaux communautaires.

« Pour quelqu’un sans antécédent judiciaire, c’est une peine somme toute importante », a déclaré la juge Lori Renée Weitzman, hier, au palais de justice de Montréal.

Carlo Figaro, 49 ans, a accueilli cette sentence sans broncher. Il a simplement signé des documents avant de quitter.

L’agression est survenue à l’été 2015. La victime, dont l’identité est protégée par la cour, venait de finir son quart de travail dans un café lorsqu’elle a pris un taxi pour rentrer chez elle.

Des compliments

Mais plutôt que de la ramener chez elle, Figaro a commencé à complimenter l’adolescente de 17 ans. Et après lui avoir demandé son numéro de téléphone, il l’a embrassée de force pour ensuite lui lécher le visage et commettre des attouchements sexuels.

Le juge du procès avait causé un tollé en affirmant que la victime avait sûrement été « un peu flattée » par le comportement du chauffeur puisque c’était « peut-être la première fois qu’un homme s’intéresse à elle ».

« On peut le dire qu’elle a un peu de surpoids, mais elle a un joli visage hein ? » avait dit le juge Jean-Paul Braun, qui s’est depuis désisté du dossier.

Dégoûtée

Devant la juge Weitzman, la victime a voulu mettre les choses au clair, hier.

« Dans les semaines qui s’en sont suivi, j’ai fait des cauchemars, a-t-elle dit. J’étais triste, confuse, dégoûtée, je croyais que c’était de ma faute. »

La jeune femme était si stressée qu’elle a même dû être hospitalisée pendant plus d’un mois. Elle a dû suivre une thérapie, et elle a été mise en arrêt de travail pendant plusieurs mois.

« Cette peur a grandement affecté ma vie, ça me dégoûte, tant que [Figaro] est en liberté, je ne me sens pas en sécurité », a-t-elle ajouté.

Assis dans la salle, Figaro a gardé la tête basse durant tout ce témoignage.

« Un Actif »

« Il a toujours été un actif pour la société, il ne semble pas y avoir de risque de récidive, mais il a porté atteinte à l’intimité d’une jeune fille, a expliqué Me Amélie Rivard de la Couronne. Il ne faut pas banaliser ce type de crime. »

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